Séance d'écriture n°1
La transcription est à la fin de l'article, les mots imposés y sont soulignés. 🙂
Transcription
Maria, les yeux au ciel, le visage affichant une intense concentration, essayait de se rappeler le déroulement de la soirée de la veille.
« En partant pour le gala du MET, je l'avais encore, ça j'en suis sûre », marmonna-t-elle.
« Qu'est-ce que tu cherches ? » demanda Suzie, sa colocataire.
« Ma baguette magique.
- T'as encore réussi à la paumer ?!
- Oui… J'ai rencontré Annabelle au bar, elle a été bousculée par un serveur et a fait une grosse tache de cola sur son chemisier. Je l'ai fait disparaître, donc j'avais encore ma baguette à ce moment-là…
- Après ça, t'as fait quoi ?
- C'était l'heure de la surprise. La lumière s'est éteinte, tout le monde a fait “oooh !” et le maître de cérémonie a soulevé le drap. »
Maria réfléchit. Suzie relança :
« Y avait quoi sous ce drap ?
- Un splendide vase en cristal ! Le type à côté de moi a dit un truc bien naze du genre “Vous êtes encore plus belle !” J'ai touché ma baguette pour le transformer en cafard mais le discours a commencé… »
Le souvenir de cet interminable monologue fit grimacer Maria, révélant la cicatrice au coin de son œil droit.
« C'était long et chiant ! » conclut-elle.
« Et ensuite ? » relança Suzie.
« Ensuite ? Ah oui ! Je suis allée aux toilettes, j'ai vu qu'un fil dépassait de la ceinture de ma culotte, j'ai utilisé ma baguette pour limiter les dégâts.
- Attends, je reviens », l'interrompit Suzie. « J'ai promis d'écrire à ma tante pour lui donner la recette de ma soupe au potiron.
- OK. Je continue de réfléchir. »
Maria tourna la tête vers la fenêtre.
« Encore ce fichu oiseau ! On dirait qu'il se moque de moi à venir me narguer chaque matin ! »
Elle poussa une grande exclamation.
« Quoi ? » demanda Suzie, qui revenait.
« Je sais où elle est !
- Ah ?
- Oui ! Après la révélation du vase, je suis allée voir l'exposition des pièces pour la vente aux enchères. Et comme il y avait un portique de sécurité, je l'ai mise dans la pochette “RFID” de mon sac. »
Maria appelait ainsi la poche magique permettant de faire temporairement disparaître des objets.
« Et t'as oublié que tu l'avais mise là ? » Suzie était morte de rire.
« Oh ça va ! T'oublies jamais rien, peut-être ? »
Maria alla vite chercher son sac et plongea la main, en claquant des doigts, dans la fameuse poche.
« Oh bon sang ! » s'exclama-t-elle.
« Elle n'y est pas ? » Suzie était inquiète.
« Si, si. » Maria sortit sa baguette, 2 oreillers, une passiflore séchée, un chapelet d'ail et une voiture miniature.
« T'as vraiment pas de mémoire, ma pauvre ! » ironisa Suzie, à nouveau amusée.
